L'évaluation du SOPK ne peut se baser sur un unique test ou analyse hormonale, le médecin doit considérer plusieurs facteurs. Le médecin doit établir son diagnostic médical en éliminant les possibilités. Il commence par poser des questions à sa patiente concernant ses symptômes, les soins reçus, ainsi que son historique médical et familial. En fonction des symptômes mentionnés, il centre ses interrogations sur le cycle menstruel et la possible prise de poids. Par le biais d'un examen physique, il peut détecter une pilosité excessive, une chute de cheveux et l'acné.
Diagnostic Général du Médecin
Il suggère des tests supplémentaires pour valider ses soupçons de SOPK :
Une échographie abdominopelvienne transvaginale, afin de visualiser si des follicules immatures sont présents en nombre.
Un bilan hormonal en cas de suspicion de SOPK, pour mesurer les taux des différentes hormones en jeu. Cela permet d’écarter d’autres problèmes hormonaux.
Un bilan sanguin, une fois le SOPK diagnostiqué. Il permet de déterminer si la personne présente un taux de cholestérol, de triglycérides ou de glucose excessif.
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Est-ce que le SOPK peut se soigner : quels sont les traitements ?
Le médecin élabore le plan de traitement du SOPK en fonction des symptômes, des antécédents médicaux et des problèmes de santé éventuels. Il conseille également sa patiente si celle-ci veut mener à bien une grossesse. La prise en charge et le traitement du SOPK consistent en général en des médicaments et des modifications de l’hygiène de vie :
Une alimentation saine et équilibrée, le sport et le maintien d'un poids de forme limitent les risques associés au SOPK.
Pour une femme ne souhaitant pas tomber enceinte, le médecin recommande une contraception hormonale. Elle régule le cycle menstruel, peut améliorer l’acné et l’hirsutisme.
En cas de projet de grossesse pour une femme atteinte du SOPK, un traitement contre l’infertilité est mis en place.
Quelles sont les complications possibles du SOPK ?
Le SOPK peut entraîner de nombreuses complications. Elles varient selon les femmes. Outre l’infertilité, il est possible de citer :
Des fausses couches ou des naissances prématurées en cas de grossesse.
Des troubles du comportement alimentaire.
Le syndrome métabolique, qui associe le surpoids, la dyslipidémie, l’hypertension artérielle, et un déséquilibre de la glycémie.
Le syndrome métabolique augmente le risque de développer un diabète de type 2 et des problèmes cardiovasculaires.
La stéatohépatite non alcoolique, une inflammation du foie causée par l'accumulation de graisse dans cet organe.
Le cancer de l’endomètre, la paroi interne de l'utérus.
Mesure de prévention contre le SOPK
Hygiène de vie et poids
Maintenir un poids santé : le surpoids et l’obésité favorisent les troubles hormonaux et la résistance à l’insuline.
Activité physique régulière (au moins 30 min, 5 fois par semaine) : améliore la sensibilité à l’insuline et régule le cycle.
Alimentation équilibrée : limiter les sucres rapides (pâtisseries, sodas), privilégier les fibres (légumes, céréales complètes), les protéines maigres et les bonnes graisses (poissons, huiles végétales).
Prévention de la résistance à l’insuline
Éviter la sédentarité.
Répartir les repas pour éviter de grandes variations de glycémie.
Limiter les produits transformés riches en sucres cachés.
Équilibre hormonal
Surveiller la régularité des cycles menstruels.
Consulter rapidement en cas d’aménorrhée (absence de règles) ou de cycles très irréguliers.
Certaines plantes (comme l’inositol, la cannelle ou le gattilier) peuvent aider à réguler les hormones, mais uniquement sous suivi médical.
Suivi médical
Faire des bilans réguliers (glycémie, cholestérol, hormones).
Dépistage précoce en cas d’antécédents familiaux de SOPK ou de diabète de type 2.