Définition, causes et traitement naturel de l'insuffisance ovarienne
- By Jesutin Gandonou
- On 29/08/2025
Insuffisance ovarienne: Traitement naturel
Qu'est-ce que l'insuffisance ovarienne ?
Dès sa naissance, une femme possède déjà un certain nombre de follicules (amas cellulaires renfermant l'ovocyte). Ce stock est final, en d'autres termes, il n'est pas susceptible de réapprovisionnement. Cependant, cela diffère d'une femme à l'autre. Certaines personnes auront un million de follicules, alors que d'autres en compteront deux millions.
On estime qu'à chaque cycle menstruel, entre 20 et 30 ovocytes commencent leur maturation, mais au maximum, trois d'entre eux atteindront l'ovulation. Les autres vont subir une dégénérescence, c'est ce qu'on appelle « l'atrésie folliculaire ». Entre la puberté et la ménopause, seuls 500 follicules, soit 0,1% du stock total, réussiront à atteindre l'ovulation. L’épuisement de la réserve ovarienne en follicules varie d’une femme à l’autre, en fonction de son stock initial et de la vitesse d’atrésie qui sont très probablement régulés par des gènes, mais aussi des facteurs environnementaux.
Qu'entend-on par insuffisance ovarienne primitive ou précoce ?
La défaillance ovarienne précoce fait référence à un trouble de la fonction ovarienne chez les femmes âgées de moins de 40 ans. Il s'agit d'une insuffisance ovarienne partielle ou totale, manifestée par l'impossibilité de la maturation des follicules ovariens. On mentionne également parfois le terme d'hypogonadisme.
Cette condition se caractérise par une production inexistante (ou sporadique) d'ovules et d'hormones ovariennes. Il est capable de :
Dans ce contexte de condition congénitale, nous faisons référence au syndrome de Turner.
Survient à la suite d'un traumatisme, comme une intervention chirurgicale ou une chimiothérapie
Être lié à une maladie auto-immune
Quels sont les symptômes ?
Une femme qui présente une insuffisance ovarienne primitive souffre d’une infertilité inexpliquée. C’est majoritairement ce motif qui amène la patiente à consulter.
L’insuffisance ovarienne prématurée se traduit également souvent par une aménorrhée (ou absence de règles) ou des menstruations irrégulières. Les symptômes d’un déficit en estrogènes peuvent être associés : diminution de la libido, vaginite, ostéoporose, etc. Des changements d’humeurs, notamment des dépressions, sont parfois présents aussi.
Dans la plupart des cas, les ovaires sont petits, à peine palpables. Cependant, l’inverse arrive aussi, notamment en cas de trouble immunitaire, les ovaires ont un volume augmenté.
Aux symptômes de l’insuffisance ovarienne, il faut ajouter les signes de la maladie causale, par exemple une dysmorphie faciale en cas de syndrome de Turner ou une diminution de la pilosité des aisselles, une hyperpigmentation et une hypotension orthostatique encas d’insuffisance des glandes surrénaliennes.
Sans traitement à base d’estrogènes, le risque de démence, de maladie de parkinson et de maladie coronarienne est augmenté. En cas d’insuffisance coronarienne prématurée ou primaire d’origine auto-immune, la complication la plus redoutée est l’insuffisance surrénalienne primaire parfois mortelle (maladie d’Addison).
Prévention et protection des ovaires
Éviter les toxiques
Arrêter le tabac (qui accélère la perte des follicules).
Limiter l’exposition aux pesticides, solvants, métaux lourds et perturbateurs endocriniens.
Protéger les ovaires lors de traitements médicaux
Avant une chimiothérapie ou radiothérapie, discuter avec le médecin des méthodes de préservation de la fertilité (congélation d’ovocytes, de tissu ovarien).
Prévenir et traiter rapidement les infections
Vaccination contre les oreillons, la rubéole, l’HPV.
Soins rapides des infections génitales et pelviennes pour éviter des complications.
Surveillance médicale
Dépistage et prise en charge des maladies auto-immunes ou endocriniennes (thyroïde, diabète, surrénales).
Suivi gynécologique régulier, surtout en cas d’antécédents familiaux.
Hygiène de vie saine
Alimentation équilibrée riche en antioxydants (fruits, légumes, oméga-3).
Activité physique régulière.
Gestion du stress et bon sommeil.
Traitement médicinale et naturel pour soigner une insuffisance ovarienne
Traitement médical
Substitution hormonale (THS ou THM)
Association d’œstrogènes et de progestérone pour compenser le déficit hormonal.
But : soulager les symptômes de ménopause précoce (bouffées de chaleur, sécheresse vaginale, troubles du sommeil) et protéger les os (prévenir l’ostéoporose).
Traitement de l’infertilité
Don d’ovocytes (fécondation in vitro) : principale solution si la réserve ovarienne est épuisée.
Stimulation ovarienne (rarement efficace en cas d’insuffisance avancée).
Prise en charge des complications
Calcium + vitamine D + activité physique pour les os.
Surveillance du cœur et du métabolisme (car le déficit hormonal augmente le risque cardiovasculaire).
Insuffisance ovarienne : Traitement naturel
Quelles sont les causes de l'insuffisance ovarienne précoce ?
La grande majorité des causes de l'insuffisance ovarienne précoce sont méconnues. Les plus fréquentes sont:
Les principales causes :
Causes génétiques
Anomalies chromosomiques (ex. syndrome de Turner, anomalies du chromosome X).
Antécédents familiaux d’insuffisance ovarienne précoce.
Causes auto-immunes
Maladies auto-immunes où le système immunitaire attaque les ovaires (thyroïdite auto-immune, maladie d’Addison, diabète de type 1, etc.).
Causes iatrogènes (liées à un traitement médical)
Chimiothérapie ou radiothérapie qui détruisent les follicules ovariens.
Chirurgie ovarienne (ablation partielle ou totale des ovaires).
Causes infectieuses
Infections virales ou bactériennes ayant atteint les ovaires (parfois après les oreillons).
Causes métaboliques ou toxiques
Exposition à des toxiques (tabac, solvants, pesticides).
Troubles métaboliques (ex. galactosémie non traitée).
Causes idiopathiques
Dans de nombreux cas (jusqu’à 50 %), aucune cause précise n’est retrouvée.
Comment détecte-t-on l'insuffisance ovarienne précoce ?
L'insuffisance ovarienne précoce n'est généralement détectée que lorsque la femme décide d'essayer de concevoir, car les symptômes ne sont pas évidents. Différentes techniques sont utilisées pour la détecter :
Analyses sanguines: Hormone folliculo-stimulante (FSH) : en cas d'insuffisance ovarienne précoce, les niveaux de FSH sont généralement élevés, car le corps tente de stimuler les ovaires pour produire des follicules et des ovules.
Estradiol : les niveaux sont généralement bas, indiquant une diminution de l'activité ovarienne.
Hormone antimüllerienne (AMH) : produite par les follicules ovariennes en développement, ses niveaux sont généralement bas chez les femmes atteintes d'insuffisance ovarienne précoce.
Échographie transvaginale: L'échographie transvaginale permet de visualiser les ovaires et de compter les follicules antraux. En cas d’insuffisance ovarienne prématurée, le nombre de follicules est généralement faible.
Tests génétiques: Dans certains cas, l'insuffisance ovarienne précoce peut être causée par des conditions génétiques (comme le syndrome de Turner ou le syndrome de l'X fragile). Les tests génétiques peuvent identifier des anomalies chromosomiques ou des mutations susceptibles de provoquer cette insuffisance ovarienne.
Maladies auto-immunes: L'insuffisance ovarienne précoce peut être associée à ces maladies où le système immunitaire attaque les ovaires. Les analyses d'anticorps spécifiques peuvent aider à identifier cela.